Fiche pratique
Suspicion d’endométriose : quelle imagerie demander ?
Le diagnostic d’endométriose repose sur l’analyse des symptômes et de l’examen clinique, complétés par l’imagerie selon la situation. L’imagerie n’est pas un examen de dépistage réalisé isolément.
Symptômes évocateurs
L’association de plusieurs de ces symptômes, en particulier lorsqu’ils retentissent sur la qualité de vie, justifie une évaluation clinique orientée puis une imagerie adaptée.
- Dysménorrhées invalidantes, résistantes au traitement usuel
- Douleurs pelviennes chroniques ou rythmées par le cycle
- Dyspareunies profondes
- Symptômes digestifs ou urinaires cycliques
- Infertilité associée à des douleurs
Quelle imagerie en pratique ?
L’échographie pelvienne, par voie sus-pubienne et endovaginale lorsqu’elle est adaptée, constitue l’examen de première intention devant une suspicion d’endométriose.
Une échographie ciblée ou spécialisée et/ou une IRM pelvienne peuvent être nécessaires selon les symptômes, les résultats de l’examen initial, la suspicion de formes profondes, une discordance clinico-radiologique ou l’existence d’un projet thérapeutique.
Une échographie normale n’exclut pas une endométriose : la démarche reste clinique et peut conduire à poursuivre le bilan.
Qualité de l’examen et compte rendu
L’actualisation 2025 de la place des examens d’imagerie (HAS, CNGOF, SIFEM, SFR) insiste sur la qualité de réalisation, le respect d’un protocole d’acquisition et la rédaction d’un compte rendu structuré, aussi bien en échographie qu’en IRM.
La reproductibilité du compte rendu conditionne la comparaison dans le temps et la discussion thérapeutique ultérieure.
Quand adresser ?
- Douleurs pelviennes chroniques ou cycliques
- Dysménorrhées invalidantes
- Dyspareunies profondes
- Symptômes digestifs ou urinaires rythmés par le cycle
- Suspicion de masse annexielle ou d’endométriome
- Anomalie déjà objectivée sur une imagerie antérieure
- Persistance des symptômes malgré une prise en charge initiale
Documents utiles à l’adressage
- Comptes rendus et images d’échographie ou d’IRM antérieures
- Traitements déjà essayés, durée et tolérance
- Antécédents chirurgicaux gynécologiques ou digestifs
- Courrier précisant l’ancienneté et le retentissement des symptômes
Fiche : échographie gynécologique, indications et adressageFiche : masse annexielle ou kyste ovarien
Fiche d’orientation destinée aux professionnels de santé. Elle ne se substitue pas aux recommandations en vigueur ni à l’évaluation clinique individuelle.
Sources et références professionnelles
Fiche rédigée par le Dr Nicolas Guilhen, gynécologue-obstétricien.