Fiche pratique
Ménopause et THM : quand demander un avis gynécologique ?
Le traitement hormonal de la ménopause (THM) s’adresse aux symptômes climatériques suffisamment gênants, après une évaluation individualisée du rapport bénéfice/risque. Il n’est pas indiqué en prévention cardiovasculaire.
Évaluation initiale
La réévaluation HAS 2025 des spécialités du THM insiste sur une évaluation rigoureuse initiale puis au moins annuelle du rapport bénéfice/risque.
- Antécédents personnels et familiaux, notamment mammaires et thromboemboliques
- Facteurs de risque cardiovasculaire
- Risque thromboembolique veineux
- Situation mammaire et endométriale
- Examen clinique et examen gynécologique selon la situation
- Dépistages à jour selon les recommandations
Facteurs de risque cardiovasculaire usuels
Ces facteurs sont à recenser avant toute discussion d’initiation, en cohérence avec les RPC CNGOF/GEMVi 2021 consacrées au THM et au risque cardiovasculaire.
- Hypertension artérielle
- Diabète
- Obésité ou syndrome métabolique
- Dyslipidémie
- Tabagisme
- Sédentarité
Facteurs spécifiquement féminins à intégrer
Ces éléments modulent l’évaluation du risque cardiovasculaire et peuvent justifier une évaluation plus poussée avant l’initiation.
- Antécédent d’HTA gravidique, de prééclampsie ou de HELLP
- Antécédent de diabète gestationnel
- Ménopause précoce ou insuffisance ovarienne prématurée
- Maladie auto-immune ou inflammatoire chronique
Points de vigilance
Selon les RPC CNGOF/GEMVi 2021, il est recommandé de ne pas débuter un THM après un infarctus du myocarde ou un AVC ischémique.
Un avis cardiologique n’est pas requis chez toutes les femmes avant un THM : il s’envisage selon le profil de risque, les symptômes et les facteurs associés.
Ouvrir l’outil « Évaluation cardiovasculaire avant THM »Fiche d’orientation destinée aux professionnels de santé. L’indication, le choix et le suivi d’un THM relèvent de l’évaluation clinique individuelle et des recommandations en vigueur.
Sources et références professionnelles
Fiche rédigée par le Dr Nicolas Guilhen, gynécologue-obstétricien.